Les arguments du comité référendaire sont tellement faibles que l’on se demande bien comment ne pas les balayer d’un coup, d’un seul ? Pourquoi donc faut-il que les rives du lac demeurent :
a) une place de parking
b) un terrain vague inutilisable et laid
c) des toilettes publiques pour chiens ?
Et si l’on retrouvait un peu de hauteur sur ces rives dont l’histoire reste à remettre en valeur ?
Dans le canton de Vaud aussi, l’histoire n’a pas commencé à la Réforme comme
certains voudraient nous le faire croire !
Se souvient-on notamment de l’établissement de la grande ville romaine qui s’est fièrement et intelligemment développée au bord du lac avec une immense basilique, un port, des temples, un théâtre, un forum, des habitations et une rue principale de plus d’un kilomètre ? Il est vrai qu’au vu de l’état dans lequel se trouve actuellement ce site historique majeur de notre ville, on a peine à croire que Lausanne fut une cité importante dans l’Helvétie d’avant notre ère.
Il est temps que Lausanne redescende de ses collines et réinvestisse son terrain d’origine car la menace d’invasion de barbares est définitivement écartée : oui, la Pax Romana est rétablie ! Et d’ailleurs, les Lausannois l’ont déjà bien compris qui dès le moindre rayon de soleil désertent la ville pour se retrouver près du lac. Et puis le bord du lac possède aussi une riche (et récente) tradition culturelle : Expo 64, Théâtre de Vidy (l’un des meilleurs théâtre d’Europe !), Musée Olympique (recordman lausannois des entrées).
Non messieurs, aucun argument valable ne peut empêcher la construction d’un vrai,grand et beau musée au bord du lac.
Et puis, de toutes façons, et dans moins de 10'000 ans, le glacier du Rhône aura recouvert tout cela de 400 mètres de glace et atteindra Marseille, un chemin qu’il connaît bien pour l’avoir pratiqué plusieurs fois. En 25'000 environ, des archéologues retrouveront certainement près de Marseille les restes d’une construction de 2010 traînée par le glacier : le Musée des Beaux arts de Bellerive ! Quelle fierté pour les lausannois du futur de voir leur descendants laisser des traces tangibles d’une culture populaire et passionnée pour le bien de toute la communauté ! Qui veut donc que nos archéologues du futur ne retrouvent que de modestes crottes fossilisées ?