La liste des signataires du Manifeste le montre clairement: la grande majorité des artistes vaudois affirme son appui au futur Musée des beaux-arts à Bellerive. Ils sont soutenus en cela par beaucoup de collègues suisses et étrangers. Concernés au premier chef par le langage des images, ils savent l'importance d'un bon équipement de conservation, d'apprentissage et d'information. Or ces services indispensables sont limités par l'inadéquation de l'outil muséal actuel. Le canton attend depuis très longtemps un musée bien équipé, adapté aux besoins contemporains. Ses collections méritent une bonne maison, accueillante pour les œuvres à venir. Le public local et les visiteurs étrangers ont le droit de disposer d'un lieu où se rendre pour le plaisir et pour le savoir.
Portés par ces convictions, quatre artistes vaudois – Emmanuelle Antille, Lionel Baier, Pierre-Yves Borgeaud, Jean-Luc Manz – ont décidé de passer aux actes. Forts de leur notoriété, ils ont réalisé trois mini films qu'ils offrent à la cause du Musée des beaux-arts à Bellerive. Attention: pas des films de propagande mais trois œuvres de création qui disent dans le langage propre à chacun d'eux leur appui au projet. Manière de se réapproprier le champ de bataille et, à la manière pacifique des artistes, d'appeler les Vaudois à préparer leur avenir.
Ces courts métrages sont à reprendre comme on reprend une chanson. On les trouve sur le site du Manifeste en page d'accueil (www.musee-bellerive.ch), sur celui de la ville de Lausanne et bientôt sur d'autres sites encore. Ils se glisseront dans les cinémas en avant-programme ou à l'occasion de séances spéciales comme lors de la Nuit des courts à Sainte-Croix. En d'autres mots: leur diffusion est librement autorisée durant tout ce mois, manière d'appeler à voter OUI au Musée, le 30 novembre prochain.
TROIS MINI FILMS
Ces mini films démontrent à eux trois la diversité du champ de l'image. Il s'agit pour l'un d'une œuvre plastique, pour l'autre de cinéma narratif et pour le troisième d'une conjugaison entre son, peinture et vidéo.
«Easy Rider» d'Emmanuelle Antille et Jean-Luc Manz, 2'12"
Artistes plasticiens, ils ont choisi de poursuivre ensemble une grande rêverie en images dont on avait vu un premier aspect l'an dernier lors de l'exposition Art en plein air à Môtiers. Dans un paysage somptueux, une maison se promène. Campagne perdue de brume, boisée, idyllique. La maison, remplie de pulsations musicales, va son chemin. L'artiste fait-il halte? Et l'art à Bellerive?
«Lausanne Bellerive» de Lionel Baier, 4'37"
Fiction souriante à deux comédiens, une très belle jeune femme (Julia Pedrazzini) et un gros habitué du site de Bellerive. Où s'entremêlent une histoire d'amour et la «Guerre des Gaules» d'un certain Jules César. Happy end possible: la réconciliation entre Romains et Helvètes. Prémonitoire?
«A Ouchy en 2008» de Pierre-Yves Borgeaud, d'après François Bocion, 1'46"
Quoi de plus éternel que le paysage lémanique entre lac et montagne? Un tableau de Bocion sans doute, l'un de ceux que renferme le Musée cantonal des beaux-arts. Dans tout ce bleu, la caméra se promène, attentive, émerveillée, en même temps que le son raconte un Ouchy d'aujourd'hui, ses promeneurs, ses touristes.
QUATRE AUTEURS
Emmanuelle Antille, 36 ans, cinéaste, vidéaste, plasticienne, auteur d'installations et de textes, oscille entre monde intérieur et extérieur, progresse sur l'étroite ligne de crête qui sépare rêve et réalité. Avec «Angels Camp» (2003) elle a représenté la Suisse à la 50e Biennale internationale d'art de Venise.
Lionel Baier, 33 ans, aime le cinéma depuis l'enfance, programme le Rex d'Aubonne depuis 1992, dirige le département de cinéma de l'ECAL, a réalisé plusieurs courts et longs-métrage, dont «Garçon stupide» (2004), «Comme des voleurs (à l'est)» (2006) et «Un autre homme » (2008), qui a enthousiasmé le public du Festival international du film de Locarno en 2008.
Pierre-Yves Borgeaud, 45 ans, vidéo DJ, réalisateur, caméraman et monteur, a reçu le prix Jeunes Créateurs Vidéo décerné par la Fondation vaudoise pour la promotion et la création artistique. Dans sa très riche filmographie, dont la musique occupe le cœur, figure le célèbre «Stimmhorn-In Land» (2002) qui a obtenu un succès retentissant.
Jean-Luc Manz, 56 ans, artiste peintre, sculpteur et auteur d'installations, maintes fois primé, est l'auteur d'une œuvre à la fois biographique et abstraite d'une haute densité. Il y a deux ans, le Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne a consacré l'une des ses grandes salles à sa série «Minna, 2005», magnifique réalisation méditative et monumentale.
Lorette Coen, 31.10.08
L'association des enseignants de l'ECAL/Ecole cantonale d'art de Lausanne soutient fermement le projet du futur Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive et enjoint les Vaudois à voter OUI le 30 novembre 2008 pour un crédit d'études.
Le corps professoral de l'ECAL, composé en majorité de praticiens travaillant au quotidien dans le monde de l'art et du design, estime que ce projet est incontournable pour plusieurs raisons:
• Il s'agit d'un outil pédagogique essentiel pour une école comme l'ECAL, mais également pour tous les étudiants vaudois qui, par ce biais, pourront se frotter à de nombreuses richesses artistiques. De par son architecture, le musée actuel à Rumine n'arrive pas à remplir ce mandat et de nombreuses collections inestimables ne sont pas accessibles au grand public.
• L'ECAL forme de nombreux artistes et créateurs qui ont besoin de lieux tels que ce musée afin d'exprimer et de concrétiser toutes ces années d'études. Se priver d'un tel musée, c'est se priver de jeunes talents.
• Ce musée s'inscrirait dans la même dynamique que celle insufflée par l'ECAL qui a su rayonner dans le monde entier grâce à la qualité de ses projets et de son enseignement. Son nouveau bâtiment à Renens renforce encore cette aura et ne cesse d'attirer dans la banlieue lausannoise le gotha mondial de l'art et du design, ainsi que la presse internationale.
Lausanne le 7 novembre 2008
A Lausanne, Montreux, Morges, Nyon, Pully, Renens, Vevey et Yverdon-les-Bains, les responsables politiques de la culture affirment leur soutien au projet de construction du Musée cantonal des beaux-arts à Bellerive. Cette prise de position commune témoigne de l’importance du futur musée pour l’ensemble des Vaudois.
L’offre culturelle exceptionnelle du Canton de Vaud se concentre majoritairement dans les villes et est largement soutenue par ces dernières. Il apparaît aujourd’hui essentiel que leurs responsables politiques se mobilisent, au vu des atouts culturels, touristiques et économiques du nouveau musée. Les conseillères municipales Monique Boss (Nyon), Madeleine Burnier (Vevey), Myriam Romano(Renens), Nathalie Saugy (Yverdon-les-Bains) et Silvia Zamora (Lausanne), le conseiller municipal Laurent Wehrli (Montreux), la syndique Nuria Gorrite (Morges) et le syndic Jean-François Thonney (Pully) se réunissent autour d’un soutien commun à la construction du Musée cantonal des beaux-arts à Bellerive. Par cette prise de position, ils affirment l’importance de la construction du musée pour leurs différentes villes et invitent l’ensemble des responsables communaux vaudois en charge de la culture à s’associer à cette démarche en vue de la votation du 30 novembre prochain.
En collaboration avec la campagne « Oui au musée cantonal des beaux-arts à Bellerive » et les tournées dans les districts, différents responsables politiques communaux de la culture se rendront à la rencontre de la population au cours de diverses manifestations, dont:
- Vevey, foire de la St-Martin, mardi 11 novembre de 11h à 13h : présence de Mmes Madeleine Burnier et Silvia Zamora.
- Lausanne, tournée de la campagne « Oui au musée », mardi 11 novembre, salle des
Docks (heure à préciser): présence de Mme Silvia Zamora.
Lausanne, le 28 octobre 2008
Réuni le 27 septembre en Congrès extraordinaire à Prilly, le Parti socialiste vaudois (PSV) a notamment pris position sur les objets des votations populaires agendées pour le 30 novembre prochain.
Le Parti socialiste vaudois recommande avec détermination (unanimité moins deux abstentions) le OUI au Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive (MCBA). Porté par sa Conseillère d’Etat Anne-Catherine Lyon, ce projet permettra enfin à la population vaudoise de découvrir les œuvres cachées aujourd’hui dans les caves du Palais de Rumine. Sa localisation est idéale et offre une parfaite synergie avec les infrastructures de transport et les autres musées situés au bord du lac.
Lausanne, le 27 septembre 2008
En vue du référendum du 30 novembre prochain, la Municipalité a pris officiellement position en faveur de la construction du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) à Bellerive. Le nouveau musée s’inscrit dans la vision d’une ville du XXIe siècle, en offrant à ses habitants et visiteurs une offre culturelle et de loisirs variée et de qualité, dans un cadre exceptionnel. La Municipalité sollicitera prochainement du Conseil communal l’octroi d’un droit de superficie pour le terrain mis à disposition à Bellerive et lui présentera une demande de subvention d’un montant de 5 millions, représentant la participation de la Ville de Lausanne à ce projet cantonal.
La construction du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) à Bellerive est pour la Ville de Lausanne et le Canton de Vaud un objet de première importance, non seulement au vu de l’enrichissement de l’offre culturelle, mais également des retombées économiques et touristiques attendues. Après les grands travaux des années 2000 (usine TRIDEL et m2), le MCBA, parallèlement aux constructions prévues dans le projet Métamorphose, renforcera fortement le rayonnement de Lausanne, capitale du Canton et ville au cœur d’une agglomération appelée à se développer de manière très importante au cours de la prochaine décennie.
Parallèlement, la construction du MCBA, en associant culture, urbanisme et transports, s’inscrit dans la volonté de la Municipalité d’ancrer la ville dans le XXIe siècle, en offrant aux générations futures une qualité de vie supérieure. La construction du musée enrichira en effet l’offre existante des bords du lac, à la fois culturelle et sportive, et permettra aux Lausannois et aux visiteurs, venus de l’ensemble du Canton et d’ailleurs, de bénéficier à Bellerive d’une zone de loisirs et de détente, aisément accessible depuis le centre-ville par le nouveau métro.
L’aménagement des abords et de l’accès du musée fera l’objet d’une réflexion toute particulière, afin de faire de ce cadre exceptionnel un but de promenade et de découvertes convivial pour les habitants et les visiteurs attendus de la Suisse et de l’étranger, tout en garantissant le maintien des activités traditionnelles sur la place de Bellerive.
La Municipalité présentera prochainement au Conseil communal, par le biais d’un préavis, une demande de constitution de droit de superficie pour l’édification du bâtiment à Bellerive ainsi que l’octroi d’un montant de 5 millions, participation financière de la Ville à ce projet cantonal. Elle apportera son plein soutien à la campagne initiée par le Conseil d’Etat en vue de la votation référendaire du 30 novembre prochain. A ce titre, Daniel Brélaz, syndic, et Silvia Zamora, directrice de la culture, du logement et du patrimoine, assistent à la conférence de presse de lancement de campagne de soutien organisée le 12 septembre 2008.
La Municipalité de la Ville de Lausanne
Lausanne, le 12 septembre 2008
La culture et les arts sont vivants s’ils sont montrés. Ainsi peuvent-ils nous donner un surcroît d’émerveillement et de sens critique et nous permettre d’être une communauté plus fort et plus présente au monde.
Le projet du nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive s’inscrit dans cette perspective. En le soutenant, le Conseil d’Etat propose deux éléments d’avenir aux Vaudoises et Vaudois. L’un, c’est l’écrin qui peut permettre à toutes et tous d’accéder enfin, dans des conditions optimales, à leurs propres richesses artistiques. L’autre, c’est le geste qui fer du Canton et de Lausanne , sa capitale, un point majeur dans le circuit des grands musées européens.
Ces qualités renforcent notre identité comme notre rayonnement hors des frontières nationales. Il en est d’autres à prévoir. Nous sommes convaincus que le nouveau Musée cantonal des Beaux-Arts à Bellerive exercera naturellement un attrait renouvelé dans les domaines du tourisme et des loisirs, au bénéfice de la région toute entière.
Or, il y a une urgence. Dans le jeu des circonstances qui font l’Histoire, il faut saisir celles qui permettent d’agir avec justesse : nos enfants, et les générations futures, comprendraient-ils que nous ayons manqué la possibilité d’ouvrir un nouveau lieu pour l’art, attractif et généreux ?
Soyons confiants. Ce projet permet d’accueillir, sur les rives d’un lac et d’un décor naturel eux-mêmes façonnés comme une œuvre par les millénaires, les richesses de l’art par les humains. Tel est, au fond, l’enjeu : en agissant avec dynamisme et clarté, nous épanouir dans un lieu que nous aimons.
Pascal Broulis, Anne-Catherine Lyon, Jean-Claude Mermoud, François Marthaler, Pierre-Yves Maillard, Jacqueline de Quattro, Philippe Leuba.
Lausanne, le 12 septembre 2008
Par une confortable majorité, les Verts ont confirmé, hier soir, leur soutien sans équivoque à la culture et recommandent aux Vaudois d’accepter le crédit d’étude de Bellerive, considérant le projet comme étant positif à plusieurs égards :
- il répond à l’ambition de placer le Canton de Vaud comme centre de la culture dans l’arc lémanique
- il offrira l’opportunité de revaloriser les rives, auxquelles il a été porté bien peu d’attention jusqu’à présent, en garantissant un passage pour les piétons et en leur offrant un parc dans lequel se promener
- il revalorisera également tout l’espace-public de Bellerive en lui redonnant vie
- enfin, la réalisation du Musée cantonal des Beaux Arts permettra de dynamiser le palais de Rumine en repensant son utilisation et les collections qui y séjourneront. Les Verts espèrent ainsi qu'une large réflexion s'engagera sur l'avenir de la place de la Riponne.
Pour toutes ces raisons, le Musée s’inscrit dans une démarche de développement durable chère aux Verts.
A noter que les Verts s’étaient déjà prononcés majoritairement dès les prémices du projet en 2002 et qu’ils confirment donc leur soutien.
Lausanne, le 4 septembre 2008